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 [FLASH-BACK] Ψ « Dans les coulisses d'une nuit... » [N / D]

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Dean Hamilton

DEAN Ψ « I wear this crown of thorns, upon my liar's chair. »


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♠ À brisbane depuis :: 20/07/2010

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âge du personnage ▬: 29 ans
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MessageSujet: Re: [FLASH-BACK] Ψ « Dans les coulisses d'une nuit... » [N / D]   Sam 21 Aoû - 6:22



« But it helps me remember... and I need to remember... Sometimes there's so much beauty in the world I feel like I can't take it, like my heart's going to cave in. »

Je connaissais mal les sentiments. J’y étais confronté, sans jamais les réfléchir. Et je les apprivoisait, incertain. Et, avec elle, j’allais les explorer, plus qu’il ne me l’était promis ou dédié. Pourtant, au fond de moi, à ce moment, je n'enfreignais rien. Je me contentais, pour une fois, de vivre de plaisir.
Plaisir coupable, au fond. Plaisir romantique. Plaisir poétique. Plaisir peut-être charnel. Mais plaisir idéologique avant tout.

Dans cette transe entre celle de toujours courir, toujours m’échapper, il y avait cette immobilité, qui me plaisait. Au bord du doux précipice qu’elle représentait, je me laissais doucement tomber, d’abord. Puis, secouru par son épaule, par sa silhouette, par nos bras qui s’enlaçaient, par nos corps qui s’approchaient, j’oubliais la déflagration du temps, des conséquences. Et vite, je devais, pour une rare fois, exprimer cette sensation. Cette sensation de vivre. D’être soi-même. Je devais crier, pleurer, rire, sentir. Je devais l’aimer.

Écoeuré de l’aimer dans ce silence, dans cette réserve, je la faisait valser autour de moi, éternellement. Et tentant de calculer ce contraste, cette révélation, qui valait plus que les mots, mes yeux s'embuant de cette légèreté dont je me faisais accréditer, je tentai de conserver un souvenir de ce moment.

Partout et nulle part, sautant, valsant et restant immobile, tournant insensiblement autour de moi-même, le moment se défilait dans mon esprit, dans mon coeur.

Retrouvant son euphorie, sa joie de vivre, à Natalie, je retrouvais devant moi un miroir de cette rencontre de mon autre, complémentaire, mais maintenant si près et si vrai de moi. L’idéal qu’elle représentait, je le recréais, maladroitement, émotions s’expulsant de mon corps que je n’arrivais plus trop à contrôler, et qui ne s’en trouvait pas moins sauvage.

Contre elle, mon souffle effleurant sa peau, furtivement, ses cheveux, je lui lançai un des commentaires les plus futiles, mais des plus admirables.

« Vous êtes exceptionnelle ! »

Mon expression révélait mon sentiment trop grand et l’unique personnalité de Richardson. C’était à la fois trop et pas assez. Me perdant doucement, je n’allais pas me reconnaître. Avec elle, j’étais différent. Et cela ne résidait pas dans mon coeur, mais bien dans mon esprit, qui s’illuminait, qui maintenant, riait. De ce sourire que je gardait, qui s’élargissait à l’intervalle de mes souffles courts, interrompus par l’emportement, la douce folie. À l’intervalle de mes souffles contre elle.

Puis, la danse s’évanouit. Mais la valse, elle, continua, langoureuse. Sans me détacher de la chanteuse, je la posai doucement sur terre, mes mains restant emprisonnés contre elle. Mais ce n’était plus cette torture, que je ressentirais: du moins, pas ce soir, et pas pour les mois à venir. Ce que je ressentais, c’était avant tout ce désir, nonchalant, qui me faisait vivre, entièrement.

Yeux plongés en elle, visage penché vers le sien, je ne détournais pas le regard. Je ne l’affrontais pas. Je ne tentais que de détailler ce moment, que je sentais, à travers mon pouls, à travers mon rire qui s’affaissait dans la pièce, à travers l’eau que je ne sentais plus, qui couvrait tout, et surtout, à travers elle. Mes paupières s’ouvraient et se fermaient. Et je ne retenais plus mon souffle. Et l’idée de mourir, en contemplation de Natalie, pour le restant de mes jours, me semblait la plus parfaite des situations. Je ne respirais plus: j’existais, enfin.

« Merci beaucoup. Vincent ? Are you planning on finally kissing me any time soon ? »

Ce remerciement, peut-être. Ou cette demande. Je ne sais pas. C’était ce déclic. C’était cette réalité, de pouvoir enfin rêver, sans l’imaginer. Mince mimique accroché à ma mine, j’expirai doucement. Et approchant mon visage du sien, mes yeux se faisant de plus en plus brillants, avides, tentant de détailler chaque effleurement nouveau, chaque détail dans son visage que je n’avais pu voir auparavant, je trouvais ce morceau manquant, cette réponse éternelle. Je la trouvais elle. Et ne tentant de ne pas éterniser, de goûter cet idylle presqu’imaginaire jusque là, dans leurs têtes, dans leurs tournures de mots, dans ses sous-entendus polis, je souris doucement, alors que mon visage était rendu près, alors que je sentais son souffle sur le mien, mais ses lèvres qui étaient perchés encore plus loin. Mes yeux complices retrouvant la chaleur de Natalie, je remontais mon regard vers le sien. Et sans mentir, alors que le plafond semblait s’éclairer, alors que l’appartement s’éclatait mille fois, alors que leur histoire se reconstituait des nuits durant, je l’embrassai.

Lentement, une de mes mains glissa contre elle, venant encadrer son doux visage. Et j’oubliais les paradoxes, les malheurs. J’oubliais un peu qui j’étais, sentant cette bouche qui m’était inconnue, qui m'insufflait tant d’un bonheur que je lui avait demandé, silencieusement.

Mon coeur ne se serrait pas: il s’élargissait, il s’éclatait. Et je la laissai me détruire, du mieux qu’elle pouvait, sachant les miracles de sa Grâce, de sa Beauté qui m’éblouissait. Fermant les paupières, je serrai mon autre main contre son dos, l’enlaçant de la manière seule qu’un amant pouvait le faire.

Dehors, les lumières fusaient. L’eau perlaient contre les vitres. Et nous, nous étions intouchables. Car, c’est la première fois que nous nous étions appartenu, sincèrement. Simplement.

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Natalie Richardson




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MessageSujet: Re: [FLASH-BACK] Ψ « Dans les coulisses d'une nuit... » [N / D]   Dim 22 Aoû - 11:31



Love is filling my heart, Ready to explode in my aching chest


La valse s'étant terminée, Natalie avait elle aussi fait une déclaration. Une déclaration qu'elle avait souhaité lui faire depuis bien longtemps, son coeur emprisonné par cet homme mystérieux, qui se révélait enfin devant elle. Enfin, il se laissait vivre, il se laissait aller à ses sentiments, et ce spectacle devant elle la fin sourire plus encore. C'était si bon de le voir comme cela, oublier les conséquences de leurs gestes. Car oui, Natalie savait qu'elle se brulait les ailes en lui faisant une telle déclaration. Mais elle n'avait pas pu s'en empêcher. Il l'avait certes reposée par terre, mais il l'avait gardé contre lui, la faisant valser doucement, tendrement, langoureusement, leurs deux corps collés l'un contre l'autre, leurs habits trempés n'ayant plus d'importance. Ils étaient amoureux. Et Natalie lui avait demandé de l'embrasser, frustrée par le temps qu'il mettait à se décider enfin, sachant pertinemment qu'il n'attendait que son accord pour enfin poser ses lèvres contre les siennes. Sourire éphémère, avant de retrouver son regard dans le sien, brillant d'une ardeur encore plus présente qu'auparavant, il l'embrassa enfin, posant doucement ses lèvres contre les siennes. Natalie se sentait enfin comblée. Elle était enfin chez elle.

Une douce chaleur emplit alors le corps de la belle, profitant de ce baiser doux et tendre à la fois. Elle oubliait enfin qu'elle était mariée. Ici, il n'y avait que Vincent et Natalie, pas de mari, pas d'obstacles, seulement eux, ensemble. Elle sentit la main de Deschamps entourer son visage, tandis que la deuxième vint la serrer plus contre lui, l'enlaçant tendrement, comme deux amants perdus dans leur monde, bulle intouchable, où seuls eux deux vivaient, sans aucune limite. Instinctivement, Natalie lui rendit son baiser, sa main précédemment sur son épaule venant se loger dans sa nuque, puis dans ses cheveux, approfondissant l'étreinte qu'ils échangeaient. Le grondement du tonnerre se faisait entendre dehors, rugissant de plus belle, la pluie cognant furieusement contre les vitres. Pourtant, Natalie se fichait de se qui se passait dehors en ce moment même, en sécurité dans les bras de Vincent. Ne voulant rompre leur étreinte, Natalie l'intensifia, ne voulant qu'en cet instant goûter encore et encore aux lèvres douces et chaudes de Vincent contre les siennes. Ici, c'était le Paradis, malgré la tempête rugissant dehors, malgré les conséquences auxquelles elle ferait face le lendemain. Mais elle s'en fichait. Elle était bien ici, avec lui, dans ses bras. Et pourtant, on aurait pu croire que l'univers était contre eux, es repoussant l'un de l'autre, tandis que Natalie suffoquait, manquant soudainement d'air. Elle rompit alors ce baiser, avant de sourire à un Vincent émerveillé. A ce moment là, elle sut qu'elle avait gagné. Il serait sien, pour l'éternité.

Gardant son corps contre celui de Vincent, la belle posa alors son front contre le sien, tentant de reprendre son souffle, mais également ses esprits. Elle savait que lui aussi ressentait ce qu'elle éprouvait en ce moment, comme si son coeur, battant furieusement dans sa prison, allait exploser tellement il est plein de joie et d'amour pour la personne en face d'elle, qu'elle serrait dans ses bras. Et pourtant, elle continuait de jouer machinalement avec les cheveux de Deschamps, respirant son souffle saccadé, réchauffant sa peau déjà en feu. A ce moment même, la tempête rugit de plus belle, lançant des éclairs dans le ciel, furieux et déchaînés. Les lumières de la rue s'éteignirent brusquement, tandis que le tonnerre grondait, faisant trembler les murs de la pièce où ils se trouvaient, les emprisonnant un peu plus dans leur moment d'euphorie. Car oui, Natalie ne voulait pas rentrer. Elle voulait rester avec lui, espérant éviter l'inévitable.

I think that we are trapped in the dark now.

Souriant de plus belle, elle plongea une nouvelle fois dans le regard brillant de Vincent, illuminé par la chiche lumière de la bougie et des éclairs occasionnels qui illuminait le ciel, avant de doucement poser à nouveau ses lèvres contre celle de l'homme qu'elle aimait, cherchant à prolonger l'instant présent, ne voulant penser à rien d'autre qu'eux, ensemble. Pour l'éternité.
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Dean Hamilton

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MessageSujet: Re: [FLASH-BACK] Ψ « Dans les coulisses d'une nuit... » [N / D]   Mer 8 Sep - 21:36



« When shall we three meet again? In thunder, lightning, or rain? »
    (Shakespeare | Macbeth)


Je m'immobilisais. Je la contemplais. Je le faisais sans réelle gêne, maintenant. Quelque chose avait changé. Quelque chose dont j’ignorais la nature, dont je ne n’arrivais pas à décider s’il était bien ou mal. Le chaos se faisait doux, je l’appréciais. Je savais qu’elle allait m’appartenir de manière singulière. Que, peut-être ça serait éphémère. Que je ne l’aurais jamais toute entière, tout le temps. Mais je savais que notre histoire n’en resterait pas là.

J’avais raison.

Pour un moment, je ne prenais plus d’excuses. Et j’oubliais les conséquences. Je jouais l’innocent, celui, qui, pourtant je n’avais jamais été accordé à jouer. Mais, avec elle, elle qui emplissait mon esprit, ce soir, c’était si simple. Pourtant, je me devais de me libérer, en sa compagnie. Elle devait voir de ce que je vivais, à l’intérieur. Elle devait voir de ce que je brûlais, à l’intérieur. Le prix de mon « innocence » par la suite, deviendra plus contestable.

Mais je ne pensais plus à moi: je pensais à elle. Elle, devant moi, contre moi. Je la sentais entière, elle qui m’avait apparue trop lointaine, dans son français cassé. Après une question, une entente silencieuse, un regard, avant tout, je la pris, doucement. Je trouvais son souffle, plus loin que mes rêves. Je trouvais Natalie, dans sa Beauté qui m’avait parut intouchable. Je l’enlaçais, aussi, voulant la sentir, la ressentir dans ses moindres mouvements, sans jamais la contrôler ou lui imposer une quelconque manoeuvre. Je voulais la laisser telle qu’elle se représentait, à mes yeux. Une femme éternellement libre, qui aimait, passionnément, et qui viendrait, quand bon lui semble. Je ne voulais pas la retenir, comme un mari: je voulais être l’ami, le confident, l’amant. Je voulais être tout, sauf son mari. Je voulais l’aimer comme un enfant, un adolescent, un mourant.

Richardson reprenant son souffle, front contre le mien, je ne retirais pas mon visage du sien, ni même mes lèvres de son visage. Ma respiration restait contre elle, saccadée, contre sa peau, délicate, légère, blanche. Je l’observais, curieux de ses nouvelles sensations, bouche perdue contre elle entière, ne sachant où aller.

Cette impression, d’être engloutit, alors que j’entendais pour une fois, si près, vivre. Elle, entière, se suffisant à elle-même, me complétait par cette caractéristique qu’elle avait, cette délicatesse, et cette audace qui restait muette, plein de sa réserve et de cette hardiesse, de ses passions. Ce murmure inlassable, de la sentir, à travers tout, un moment loin du tragique quotidien, un moment si près d’elle, je me faisais plein d’une ambition romanesque, d’envie passionnelle, infinie.

Je me faisais amoureux, dans la manière qui me faisais le moins mal possible.

Je me faisais heureux.

Dans le noir des pièces, dans le blanc de sa peau, les éclats des éclairs, le silence, je me révélais, plus que l’absence, le trou béant dont je me trouvais synonyme. Je me retrouvais dans ses bras, j’implorais l’action, je quémandais sa présence. Mais ce que je voulais, Natalie le devinait, c’était elle, et peut-être, après tout, nous.

Dans ce monde aux limites préétablis, je me retrouvais, un peu plus libre, enfermé dans sa prison, sa prison à elle. Richardson détenait la clé. Et, sans le savoir, elle détenait ce qui me gardait en vie, ce qui me garderait en vie, mais qui, éventuellement, serrait le tombeau de mes jours les plus sombres.

La tempête était pourtant si proche: les éclairs continuaient, le noir les entourait, la tempête les encerclait. La menace n’avait pas disparu: elle était sourde, se tenait à l’extérieur de deux corps. La menace, c’était celle que j’avais vu briller, dans ses yeux. Mais pas dans les yeux trop doux, trop fins de mon amante. Dans ses yeux, à lui. À son mari. Je l’avais senti, après que Natalie se soit échappée. Et quoique je ne sente plus le poids de ce regard sombre, j’en assumais mal les conséquences, maintenant, écho de rire dans ma gorge sèche, mains cherchant appuis contre ses courbes.

Mais, quel qu’en soit le prix, le sacrifice, Natalie voyait tellement juste. Avec clairvoyance, elle allait savoir qu’il serait à elle, pour tout et surtout, pour toujours.

‘‘ I think that we are trapped in the dark now. ’’


Mes actions se dissociant, mes actions se dédoublant, mon souffle que j’avais laissé abandonné contre elle, sa joue droite, je me laissai porter contre elle, un peu plus hésitant. Car rien n’était vraiment parfait: mais la tentative, idéale, représentait tout ses attraits.

L’embrassant moins follement, ma bouche se laissait prendre un instant par les lèvres de Natalie, doucement. Pourtant rien n’était mal, dans ce que je faisais: mais, je sentais que je contrevenais à quelque chose. Je sentais cette peine me dévorer au même rythme que mon amour. Et je sentais John, son regard qui me mettait à nu, son regard seul qui me menaçait entier.

Interrompant notre baiser, mes lèvres se logèrent à la commissure des siennes, coeur encore palpitant, membres toujours tremblants mais conscience éveillée par les soupçons des autres, de Lui. Mots se retirant par bloc dans ma bouche sèche, j’abordais cette mine déconfite, qui ne savait de quel côté jouer.

‘‘John, your husband... He is probably not far, waiting for you.’’


Je n’eus pas le temps de continuer. C’était que je sentais le mensonge de mon coeur m’étrangler et que, cette femme que j’admirais dans cet absence de mensonges qu’elle représentait -qu’elle allait commencer pour moi, paradoxalement-, elle m’empêchait de développer davantage. Moi qui me sentait toujours en chemin perpendiculaire, contraire, je me fis approuver cette voie périlleuse, tellement chancelante, pleine d’une volupté qui m’étourdissait.

Je sentais ses lèvres qui m’empêchaient de sortir d’autres mots meurtriers. Je sentais cette passion, qu’elle voulait me démontrer, qui supplantait tout. Sa bouche contre la mienne, j’avais droit à une réplique en elle-même, auquel j’agréai, après une réticence gênée, suppliante de vouloir lui donner une autre chance avant de savoir si elle désirait réellement ce qui l’attendait: un amour non officiel, accepté de personne d’autre. J’avais le droit à ses lèvres, entières, et elle-même, qui se montrait plus convaincante, dans ses charmes infinies, dans sa capacité humaine tellement vive.

‘‘It's just you and me here, not him...’’


Visage contre le sien, je finis par remettre une main contre son visage, acceptant trop bien mon rôle au second plan que j’avais dénigré, pour elle. Mais forcément, ce n’était que partie remise, entre moi et Lui, moi qui ne savait où me positionner avec Natalie. Bourreau ou libérateur?

Lentement, je resserai mon étreinte contre Natalie, tentant de taire mon désir, me remémorant encore trop bien de la brûlure d’un regard protecteur, calculateur d’un homme au bon sens mais à l’indifférence de cette douce personnalité, loin d’être gamine, d’une femme intelligente, qui souffrait, qui aimait.

Sentant que mon regard, un peu plus loin qu’il ne le voulait, un peu plus nostalgique qu’il ne voulait me trompait, je m’excusai de mon sourire étouffé. Posant mes lèvres sur ses joues, je lui offris quelques baisers rapides, ma bouche glissant contre sa peau, émettant, une faible sonorité alors que je tentais d’apaiser ma propre peur d’Inconnu, d’être son amant, de se retrouver à sa hauteur, ce soir et d’assumer cette nonchalance vis-à-vis son mari, sa vie, ses occupations.

« S’il-vous-plaît, ne m’en voulez pas... Natalie, I am an awful man. Please, tell me this is all right: just... Stay by my side, forever. »


Étouffant mes paroles contre elle, je plongeai ma tête contre son épaule, une main contre son visage, mon autre main voulant s’emprisonner contre les doigts de Natalie.

Il voulait l’aimer comme elle se devait, dans la moindre variante de mots, à ses souhaits, entièrement dévolu, entièrement révolu contre elle, le murmure de l’adultère l’emprisonnant dans ses pensées.
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