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 But don't believe her ◊ PV KAITLYN.

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Raphaël C. Anderson

RAPHAËL — « You jump, I jump. Right ? »


♠ Messages: 923
♠ À brisbane depuis :: 19/07/2010
Age: 16

BEHIND YOUR FAKE FACE.
âge du personnage ▬: Vingt-sept ans.
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MessageSujet: Re: But don't believe her ◊ PV KAITLYN.   Mer 18 Aoû - 23:41


« But Angie, I still love you, Baby, ev'rywhere I look I see your eyes. There ain't a woman that comes close to you come on baby, dry your eyes. But Angie, Angie, ain't it good to be alive. Angie, Angie, they can't say we never tried. »

© LONELY_ANGEL - LONELY_ANGEL - LONELY_ANGEL




Bordel de merde, comment t'as pu être aussi con ? Pensa Raphaël, les yeux emplis de tristesse. Comment avait-il pu penser que Kaitlyn O'Connell pouvait être intéressée par ses beaux yeux ? Ils étaient de très bon amis, mais ne pourraient jamais être plus. Que d'injustice. Pourquoi était-il fou d'elle sans que l'on puisse lui accorder ce qu'il souhaitait ?

Il sentait la douleur envahir son ventre, comme si elle voulait l'empoisonner, s'introduire dans tout son corps, parcourir ses veines, naviguer avec son sang. Mais ce n'était pas quelque chose de physique. Non, un coup ne lui aurait pas fait aussi mal. Ce mal là le parcourait entièrement, ne laissant aucune parcelle de son corps en paix. Il avait l'impression que son âme était elle-même sur le point de quitter sa peau, pour aller rejoindre un ciel inconnu, un endroit auquel il ne croyait pas. Sa propre connerie le blessait. Sa propre imbécillité le faisait souffrir. Il savait qu'il n'aurait pas du se laisser emporter par ces nouveaux sentiments qui grandissaient en lui au fil des secondes, des heures et des jours. Tel un adolescent ignorant, candide, il n'avait pas suivi les ordres que sa conscience lui dictait. Son cœur n'était qu'un rescapé de guerre, revenu à genoux, et à qui il n'avait été autorisé qu'une seule chose : se taire. Comment avait pu espérer qu'elle plus lui ne pouvait être égal qu'à un ? Comment avait-il pu continuer d'y croire, jusqu'à la fin. Comment avait-il pu pense ne serait-ce qu'une seconde que leurs destins ne pouvaient qu'être liés ? Illusions. Fantasmes. Voeux. Espoir. Doux mirages. Pourquoi tentez-vous de l'empoisonner, de l'enfermer ? Son cœur saignant n'est-il pas déjà une preuve importante de sa douleur ?! Il faut croire que non. Ô grandes obsessions. N'avez-vous pas honte de lui rappeler qu'il n'est qu'un pantin entre vos mains ? Qu'un pion parmi tant d'autres ? Qu'un être insignifiant à vos yeux ?

« Je t'aime »
Ces mots, provenant de cette femme, il les avait déjà entendu des centaines de fois … dans ses rêves les plus beaux. Mais lorsqu'il avait les yeux clos et que son esprit vagabondait dans le monde de la nuit, Kaitlyn n'ajoutait pas qu'elle l'aimait comme un ami, comme une personne importante à ses yeux. Elle le disait simplement. Je t'aime. Dans ses rêves, il lui répondait que lui aussi, il l'aimait. Avec beaucoup de facilité d'ailleurs. Tout était beaucoup plus simple à avouer, au plus profond de ses songes. Il lui suffisait d'ouvrir la bouche pour permettre à la barrière formée par ses lèvres de s'abaisser, laissant passer ces mots, si importants pour lui, mais si difficiles à prononcer. De toute façon, maintenant, il n'aurait plus à se demander s'il devait parler ou non. Ses sentiments n'étaient pas partagés. Point final. Échec et mat. La partie était terminée. Et ce jeu ne pourrait recommencer. Kaitlyn avait gagné. Raphaël était vaincu. Son cœur pourrait enfin redevenir ce qu'il avait toujours été : froid, meurtri, mort. Il n'aurait plus besoin de respirer, il ne ressentirait plus l'envie de continuer à avancer. Cette fois ci, le Roi était tombé, l'échiquier avait été rangé. Les pièces avaient été jetées.

Trop faible, trop lent, trop peu méthodique. Il l'avait été. Trop effrayé ? Surement. Révéler ses sentiments se trouvait être une épreuve beaucoup plus difficile qu'il avait pu l'imaginer. Raphaël savait, qu'un jour, il devrait continuer à avancer, sans elle. Kaitlyn trouverait quelqu'un qu'elle aimerait -si ce n'était pas déjà fait- et parcourrait le monde en sa compagnie. Pendant que lui, abandonnerait lentement tout espoirs en la regardant s'éloigner.


« Soit. Je le ferai. Je me battrai. Pour toi. Et uniquement pour toi. » promit-elle sur un ton qui paraissait sincère. Sans le vouloir, elle venait de le faire souffrir une seconde fois. “Pour toi” … Qu'aurait-il fait, pour elle ? Que devrait-il faire, pour elle ? Que fera-t-il, pour elle ? Des sentiments se battaient au fond de son esprit. D'un côté, l'amour, bien évidemment, qui brillait telle une flamme, qui ne cessait de grandir, brulant tout sur son passage. Il était beau, ce feu. Majestueux. Puissant. Mais il était surtout meurtrier. De l'autre côté, l'envie. L'envie de lui dire que bordel de merde, il traverserait n'importe quelle épreuve pour qu'elle lui dise “Je t'aime. Raphaël, je t'aime”. La souffrance, le mal, le diable et la mort elle-même ne pourrait l'arrêter s'il devait les combattre en duel afin de l'entendre lui dire ces quelques mots.

« Je pense que je tenterai le coup. Même si j'ai peur d'être abandonnée, une fois de plus, et même si ça me tuerait s'il partait, je tenterai le coup. Je pense que j'ai envie de croire que tout le monde devrait avoir la chance d'être aimé un jour. Mais … je sais que j'aurai besoin, tu sais, d'un peu de temps. » dit-elle en appuyant délicatement sa tête contre l'épaule de son ami, qui avait fermé les yeux quelques instants. Elle n'avait donc pas compris. Elle n'avait pas compris qu'il parlait de lui … et d'elle. Ou du moins, elle ne voulait pas le montrer.

« Merci. Parce que … je l'aime, cette amie. Mais … elle m'a dit un jour, alors qu'elle était assise contre moi, que je n'étais qu'un ami pour elle. Quelqu'un à qui elle tenait. Mais bordel Kait', je me sens différent quand je la regarde. » confia-t-il en regardant l'environnement qui s'étendait autours de lui. Le parc était désert. Vide. Ces dernières phrases, qu'il avait prononcé, parlaient bien évidemment de Kaitlyn. Une nouvelle fois, il regretta de les avoir dit quelques secondes plus tard. Seulement, il avait pensé que lui avouer de cette façon le soulagerait. Ce n'était pas le cas. Bien au contraire. Chaque parcelle de son corps, chaque partie de son âme hurlaient qu'il avait fait une énorme erreur. La douleur apparaissait dans son regard céruléen. Une drôle de sensation remontait le long de sa gorge.

Ô douleur. Quand cesseras-tu donc de le tirailler. Accorde-lui au moins le repos éternel dans un monde où il ne connaîtra plus le mal. Ô peur. Quitte son corps, va t'installer dans celui d'un autre. Ô amour. Libère-le de ton serment maléfique …

_________________

© Alwinder
Raphaël cole Anderson
« This is the end
Beautiful friend
This is the end
My only friend, the end
Of our elaborate plans, the end
Of everything that stands, the end
No safety or surprise, the end »
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Kaitlyn P. O'Connell

KAITLYN ▬ « These violent delights have violent ends »


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MessageSujet: Re: But don't believe her ◊ PV KAITLYN.   Sam 28 Aoû - 15:53



‘‘ CAUSE IT'S YOU AND ME AND ALL OF THE PEOPLE WITH NOTHING TO DO
NOTHING TO LOSE
AND IT'S YOU AND ME AND ALL OF THE PEOPLE
AND I DON'T KNOW WHY, I CAN'T KEEP MY EYES OFF OF YOU ’’




Le cœur a ses raisons que la raison ignore. Cette nuit, je ne savais jamais quand est-ce qu’il fallait rire ou pleurer. C’était si bizarre, si différent de cette routine que nous avions instauré au fil des jours, et des mois que l’on se connaissait. On avait peut être changé ? En une nuit ? Non, impossible. Je crois bien que la dispute d’hier, et notre discussion d’aujourd’hui nous avait fait comprendre une chose : l’importance de l’amitié. Et dans ce cas-là, de l’amour. Pourquoi je ne m’en étais pas rendue compte plus tôt ? Si ça avait été le cas, peut être que je serais heureuse, peut être que je ne penserais pas à me laisser mourir. Peut être que j’aurais régler tout mes problèmes et la vie serait si parfaitement ordinaire. Pas de pensées suicidaire, pas de crises de larmes à la fin de la journée, après avoir entendu une fois de plus les paroles blessante de celui qui était mon frère. Le passé appartiendrait au passé, et je n’aurais pas à y rester enchaînée, comme une prisonnière. Les cicatrices ne seraient que visible physiquement, et j’arriverai à oublier leurs origines parfois. J’arriverai à me dire que ce n’était qu’un mauvais moment à passer. Les amis que j’ai perdu ne seraient plus une source de culpabilité, et au contraire, ils seraient ma force. Ils me rappelleraient que l’on doit se battre chaque heure encore plus que la précédente sous peine de tout perdre, et de se retrouver perdu, au fond du gouffre. J’en voulais à la vie pour ne pas me permettre cela, je lui en voulais à un point… Je me sentais toujours comme une moins que rien, et c’était de sa faute. Ce putain de destin m’avait tout pris. Tout arracher. Mon père, mon enfance, ma joie, mes amis, ma capacité à relativiser. Tout. Je n’étais maintenant qu’une vulgaire jeune femme parmi tant d’autres, perdue dans la masse avec ses problèmes, trop grands pour être régler en un claquement de doigts. Trop petit pour nécessiter une quelconque aide divine et trop banal pour attirer l’attention de qui que ce soit. Mais peut être pas assez petit pour attirer l’attention de Raphaël. Il ne s’en fichait pas. Il était le seul qui s’y était toujours intéressé. Comme moi je l’avais fait pour lui. C’était pour ça, entre autres, que je l’aimais.
Je voulais qu’il s’en sorte, plus que tout, plus que moi. Je voulais qu’il soit si banalement heureux à mes côtés. Je voulais hurler comme une folle que je l’aimais, mais je n’y arrivais pas, je le voulais pourtant, Ô comme je le voulais. Mais les mots restaient coincés dans ma gorge, comme impossible à sortir, comme impossible à m’entendre dire. Je voulais qu’il le sache pourtant, car si j’attendais, il allait partir, avec quelqu’un d’autre, et je serais seule, si seule que je voudrais me retirer, partir, m’enfuir, mourir. Parce que c’est toujours la solution la plus simple n’est-ce pas ? Mourir pour obtenir l’absolution, pour ne plus jamais ressentir la douleur, pour ne plus jamais se demander pourquoi on a pas fait ça ou cela. La vérité, c’est que j’aimerai ne plus rien ressentir du tout. Un cadavre dans un corps vivant et respirant l’air pur de la planète. Tout ce qui était ici ne m’intéressait plus et seul Raphaël était capable de combler ce vide, remplir ce verre que je voyais à moitié vide plutôt qu’à moitié plein. Enlever la peine, la souffrance, la solitude, l’oubli, c’était ma volonté la plus chère. Tout oublier pour tout recommencer. Et il n’y avait que deux solutions à cela. La mort ou l’amour. Dire que je n’avais qu’à dire deux petits mots, que des millions de personnes avaient déjà dit. Que j’avais déjà dit. Sauf que cette fois, c’était différent, je les pensais ces mots. J’avais dû dire des centaines de fois « Je t’aime » auparavant. Sans vraiment le penser. Mais cette fois c’était vrai, c’était réel, ce n’était pas n’importe qui en face de moi. C’était lui. C’était LA personne. C’était lui, le bon. Je le savais. Depuis le début. Je le savais. Je voulais juste qu’on se donne une chance, et je n’arrivais pas à m’en donner les moyens. Quand il avait commencé à parlé du fait qu’il considérait qu’une de ses amies était plus que ça… J’ai senti mon cœur se briser, en milles morceaux, j’ai senti les battements de mon cœur devenir des coups tranchant dans ma poitrine. J’avais parlé avec mon cœur, ensuite, parce que je savais qu’il en avait besoin. Mais ma voix trahissait cette douleur, et je ne pouvais rien y faire pour l’en empêcher.
« Merci. Parce que … je l'aime, cette amie. Mais … elle m'a dit un jour, alors qu'elle était assise contre moi, que je n'étais qu'un ami pour elle. Quelqu'un à qui elle tenait. Mais bordel Kait', je me sens différent quand je la regarde. » me dit-il. À cet instant, je cru alors comprendre. Il ne parlait pas d’une de ses amies que je ne connaissais pas. Il parlait de moi, il parlait de moi et de lui. Il disait qu’il m’aimait. Il disait qu’il m’aimait, moi, Kaitlyn. Bordel il… J’avais l’impression que ma poitrine allait exploser, que tout autour de moi allait changer, grâce à cette phrase. Je voulais lui dire que moi aussi, je l’aimais, que ce que j’avais dit avant, ce n’était que du vent, et que je l’aimais, pas comme un ami, plus que ça. Mieux que ça. Ça m’était vital, nécessaire, comme l’eau qu’on boit, la nourriture qu’on mange ou l’air qu’on respire… Mais je n’y arrivais pas. Ces putains de mots restaient et demeuraient non dit. J’ouvris la bouche, pour parler, pour dire quelque chose. Mais je la refermais. Je n’y arrivais pas. Je n’étais pas stupide, je savais bien qu’il parlait de moi, et pourtant, je n’y arrivais quand même pas. C’était juste au dessus de mes forces, comme il était impossible pour lui de me dire directement qu’il m’aimait. Il me l’avait dit, mais indirectement. Je voulais lui prouver que c’était réciproque, et que ce qu’il avait dit, ce n’était pas que du vent pour moi.
Après sa phrase, je me suis retournée, face à lui, m’étant mise à genoux pour arriver à sa hauteur, le regardant droit dans les yeux, espérant au fond de moi qu’il ne dirait rien. Et je l’ai embrassé. Avec toute la passion et l’amour que j’avais pour lui. Ce n’était pas comme la fois où on avait couché ensemble. C’était différent, c’était de l’amour cette fois. C’était moi, qui lui montrait à ma manière que moi aussi je l’aimais. Et que rien au monde, ne pourrait changer ça, je l’aimerais toujours. J’aurais voulu que ça ne s’arrête jamais, que l’air ne me soit pas nécessaire à un tel point que je me sépare de lui. Je ne voulais pas précipiter les choses, je savais que je n’étais pas encore prête, pas comme il le fallait. Alors je me levai, retira sa veste et je parti assez rapidement pour qu’il n’arrive pas à me rattraper. Dans les rues de Brighton, j’accélérai encore le pas, je savais qu’il ne fallait pas traîner ici trop longtemps à cette heure là. Une fois dans mon appartement, je verrouillai la porte et je m’assis sur le canapé de cuir rouge. Je fermai les yeux, pour vérifier si ce que j’avais vécu était un rêve de plus, mais quand je les ouvris, j’étais toujours assise, sur mon canapé. Ça n’a jamais été un rêve.


(c) LJ & LJ & Lonely angel

_________________
    I'VE SEEN ENOUGH TO KNOW ~ I've seen enough, Seen enough to know. Oh my eyes remind me next time. So I keep them closed

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