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 Un jour dans une vie feat Baylee[Ended]

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Morlane J. Morrisson




♠ Messages: 34
♠ À brisbane depuis :: 19/08/2010

BEHIND YOUR FAKE FACE.
âge du personnage ▬: 24 ans
quartier ▬: Brighton
my bad relationships ▬:

MessageSujet: Re: Un jour dans une vie feat Baylee[Ended]   Ven 3 Sep - 12:26


Un jour dans une vie.
Morlane
& Baylee


Nos vies à nu. Notre monde noir et blanc dépeint dans chacune de nos phrases plus assassine les unes que les autres. On buvait, on fumait plus que de raison. Dans le fond on se cherchait juste un pilier. Quelque chose pour nous aider à tenir. Juste l'espace d'une soirée, avoir l'impression qu'on est différent. Qu'on arrive à avancer dans la bonne direction pour une fois. Pourtant, n'est-ce pas qu'une impression ? Dès lors qu'on se relève il faut qu'autre chose nous tombe nous atteigne au visage. On est constamment au bord du gouffre, sur le point de s'écrouler sans aucun espoir d'y arriver une fois encore. Il s'agit là d'une lutte sans fin. Un combat acharné qu'on est voué à ne pas gagner. Pourtant on continue à se battre, déposer les armes est sans doute aussi dur que de continuer. Donc, on reste là comme de pauvres imbéciles à avancer à contre courrant en espérant que quelque chose rende le voyage intéressant. « On est intime ou pas ? Intime ce n’est pas tout partager chéri ? » La regardant en souriant très légèrement j'hochais négativement la tête. Elle avait de la réparti en tout cas et elle m'amusait bien. Malgré cette impression d'aller dans la mauvaise direction. De dire ce qu'il ne faudrait pas, de m'ouvrir plus que de raison. Enfin, il est bon de foncé dans un mur, alors remonté la pente, n'est-ce pas mieux ? J'avoue que sur le coup j'avais une manière étranger de remonter la pente. Continuer à boire plus que de raison, me droguer, parler avec une inconnue de ma vie alors qu'elle en faisait autant. Mais qui sait, peut-être qu'au final ça changera tout. Ou quelque chose. Je n'en savais rien. Je ne l'espérais pas, j'attendais juste de voir ce qui allait se passé, sans but précis, sans plan à proprement dit. Je n'aurais su dire combien de bouteille nous avions consommer. Combien de verre elle avait servit. Ni ce qui nous poussait à nous confier. On subissait le courrant. Se laissant emporté au gré de nos envie. Mais où est-ce que cela allait nous mener ? A une autre chute ? A des espoirs nouveau ? Comment savoir ?

Ma voix était étrange. Je ne la reconnaissais pas moi même. Comme si on avait changé la tonalité de celle-ci. L'alcool ça rendait fou. Ca nous mettait minable. Toutes les personnes présente le savait. On à juste du mal à parler, à réfléchir correctement et on fait des choses que certain regrette, d'autre pas. On se fait happer toujours un peu plus par le monde de la nuit. Celui qui nous file des insomnies et nous tente chaque soirs. Encore une soirée, encore une autre nuit à se défoncé, n'est-ce pas tentant ? Tout oublier et laisser aller. Lâcher prise pour juste prendre son pied. « On a un peu la même vie. Sauf que moi, je couche avec beaucoup de femme, très peu d’homme j’attends sûrement le bon. » La regardant je ne su pas pourquoi je me mis à rire. La pression qui se relâchait, un besoin oppressant de tout laissé aller pour se lâcher l'espace de quelques instant ? J'en savais rien. Je rigolais juste comme un gamin qui trouve quelque chose de tellement drôle qu'il ne peut se retenir. Je ne croyais pas en l'amour, je n'en croyais pas au fait de trouver la bonne fille, ou même le bon mec si un jour je m'y mettais. Ça me semblait tellement fou comme idée que s'en était presque stupide pour moi. "Enfaîte on est quasiment similaire. Mise à part que même rarement je ne couche pas avec les mecs. Et que je n'attends pas la bonne fille. Y en a juste pas, l'amour c'est éphémère c'est ça qui est beau. Ça ne signifierais rien sinon." J'avais réussit à reprendre mon sérieux et je tachais de ne pas paraître trop éméché. Histoire de faire semblant que j'étais encore assez conscient de moi même que pour suivre des raisonnement logique. Buvant la fin de mon verre par petite gorgé une fois fini je le reposait tout en entendant la jeune femme se mettre à parler « Tu dois te demander pourquoi, je couche avec beaucoup de femme, c’est ainsi… J’ai décidé ma vie alors que je n’avais que douze ans… J’étais jeune innocente, j’ai ordonné à mon frère de cœur de m’attendre … Je n’ai eu que ce que je méritais… Je suis peut être sévère avec moi-même. Mais ma vie n’est pas faite pour être du pur bonheur. Quand on se fait agressé par quatre homme, qu’on abuse de sexuellement de vous, le monde s’écroule on n’a plus de repère, alors on part, de famille en famille, on part de pays en pays, on fuit tout le monde dans l’espoir de pouvoir… » Ce qu'elle me dit sur le coup eu l'effet d'une bombe. Rentrer ainsi dans l'intimité de quelqu'un, même avec plus d'alcool dans le sang que ce qu'on ne peut en supporter quasiment, ça vous dégrise très rapidement. « On se coupe du monde pensant y survivre mais, j’ai trop la poisse… Combien de fille se font violer deux fois ? Il n’y a sûrement que moi… » J'en revenais de moins en moins. Je la regardais, là, fleur fragile en train de laisser tomber ses défenses une à une finissant par se retrouver à nu sans espoir d'arriver à se défendre. C'était troublant, aucun mot ne peu qualifier ce qu'on ressent. Une appréhension étrange d'avoir été choisit pour porter un peu de sa peine partout avec vous, tout en se rendant compte que vous ne pouvez rien faire. Il est impossible de faire marche arrière. Il vous semble impossible d'arriver à lui rendre son sourire et vous vous retrouvez tout penaud à ne pas savoir que faire.

La regardant pleurer j'allais esquisser un geste en sa direction alors qu'elle laissait sa tête se reposer contre mon épaule et qu'elle se laissait aller tout contre moi. Je sentais la peine qui suintait de chaque pores de sa peau. La douleur qui hurlait à mes oreilles à chaque larmes qu'elle versait. J'étais troublé, là sur un canapé, dans un bar où tout le monde riaient et hurlaient des choses incompréhensible. Je serrais Baylee contre moi cherchant à faire une barrière de mon corps contre le reste du monde. Sachant cependant que c'était peine perdue. Je caressais son épaule en attendant que ses larmes sèchent, que le ruisseau de sa détresse se tarisse et qu'elle puisse à nouveau sourire. « Je n’ai personne à qui en parler… désolée. » Je lui adressais un léger sourire pour lui dire que ça allait tout en répondant : "T'inquiète pas, tu as le droit de craquer parfois." Je la voyais attraper sa chemise à la va-vite avant de l'enfiler et de déposer de l'argent sur la table. « Désolée je dois y aller… Je… Au plaisir de te revoir M’Lane » Je la regardais sans réellement comprendre et répliquais aussi rapidement qu'il me l'était possible sur l'instant ; " Attends tu peux pas partir comme ça..." C'est alors qu'elle m'embrassa au coin des lèvres comme pour balayer mes protestations d'un revers de la main avant de s'en aller me laissant le goût amer de ne pas avoir pu faire un pas de plus vers elle. Restant face à la bouteille quelques instants, je la fixais avant de me décider à bouger. Elle devait déjà être loin, puis je ne savais même pas où elle habitait. Je pris la décision de rentrer à mon tour chez moi et m'apprêtais à aller saluer les gens avec qui j'étais arriver, mais je remarquais alors que la belle avait oublier son sac. Sans un au revoir, ni un salut, j'attrapais le petit sac en sortant du bar avant de l'ouvrir une fois dehors. J'y trouvais ses papiers et son adresse. Je n'aurais qu'à lui rendre une petite visite histoire de lui rendre, puis de la revoir aussi. Le sac dans ma main, la bouteille dans l'autre, je rentrais chez moi en titubant, manquant de tomber tout au long du chemin tout en continuant à boire. Je ne changerais sans aucun doute jamais, malgré les prises de conscience qu'on me faisait prendre. Enfin, j'allais la revoir, voila la chose qui tournait dans ma tête et je n'en comprenais pas la raison.
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